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February 02 J'AIME PAS......CETTE NOUVELLE INTERFACE!!!
ON NE S'Y RETROUVE PLUS.
JE N'AI MEME PLUS ENVIE D'ECRIRE.
FAITES QUELQUE CHOSE!!! December 15 S! Si!...je vais bien!
Des tas de trucs dans la tête pour colorer l'hiver du dehors et un petit frisson créateur qui me souffle dans le coeur.
Des projets.
Des amis.
Et l'envie... November 02 Mon coeur et moiMon coeur refuse comme il dirait "J'accuse!"
Mon coeur se tord et s'emmêle dans ses propres battements d'aîles
Mon coeur se cogne aux frêles barreaux d'idéal, d'éternel
Mon coeur exhile mon corps rebelle dans des souvenirs de chair
Mon coeur donne des coups d'amour à rendre le Maître Raison sourd
Mon coeur me tire vers l'émoi d'un toi de verre opaque
Mon coeur n'en fait qu'à son rythme et s'entête à tue-claques
Mon coeur m'épuise et me laisse
Sur le pavé de l'ivresse
36......chandelles!!! October 26 Fin du Rififi...Je me suis retournée sur cette porte fermée
Et les larmes ont dépassé mes yeux... October 07 Pères et repèresTout ce que je ne vous ai pas raconté...il me semble qu'il est déjà trop tard pour l'écrire!
Septembre, dans sa course folle, m'a tant projetée dans la vie que je n'ai pu y poser la distance d'une plume.
Quel dommage de n'avoir pu décrire à chaud cette formidable aventure du spectacle sur Verlaine, le mariage de mon amie d'enfance, mon changement de travail et le feuilleton savoureux que m'ont offert mes presque déjà ex-employeurs.
Quelle chance finalement, d'avoir vécu. Et de continuer d'avancer, le nez au vent de l'avenir, me délestant peu à peu de ces quelques chaînes me raccrochant encore au passé.
Et contre l'inévitable angoisse du changement, ce soir me planter les yeux fermes dans le présent de ces visages: Valérie, Aude, Rodolphe, Jean...autant d'inconnus et de sources de peur hier, autant d'amis en devenir et de repères aujourd'hui.
Encore un peu fébrile dans ces nouveaux pas, voilà donc que je retrouve la force d'un amour pluriel.
Parce que quand il n'y a pas "l'Autre", il y a tous les autres...et que je les aime chacun. Pleinement. Comme j'ai toujours aimé. September 10 Prochain spectacle où m'apercevoir - "Verlaine et Mathilde": Réservez vos places!
August 23 Ecrire à...Curieux comme en laissant loin et au passé ce petit paquet de lettres, les prémices d'une nouvelle relation épistolaire faisaient leur entrée dans ma boîte aux lettres.
La vraie boîte: cette petite case de métal qui vous accueille en bas de chez vous, déjà un peu chez vous. Celle que j'avais pris l'habitude d'ouvrir sans vraiment plus attendre de belles choses, et qu'une carte postale venait parfois égayer au détour de ma clé.
C'est d'ailleurs souvent à ce rendez-vous quotidien avec ma petit boîte que je me rends compte du temps qui a passé, tentant avec autant de peine que d'auto-dérision de chasser ces pensées de vieille aigrie se languissant du bon vieux temps où la patience sublimait l'offrande d'une lettre. Où l'on savait qu'un jour ou l'autre, la boîte-surprise déflorerait bien le trésor d'une réponse tant attendue. Où la déception de ne pas recevoir ce cadeau aujourd'hui glissait toujours vers l'espoir grandissant de le trouver demain. Ce plaisir palpable d'un style de plume, d'une odeur de papier qu'un autre a usé de ses propres pensées avant de vous en faire don. D'un autre qui a eu le cran de fermer l'enveloppe et de vous l'envoyer comme un faire-part de lui-même, dans cette conscience des mots graves et résonnants qui trahissent sa profondeur fragile; attendant, comme vous, que sa missive prenne le temps de votre adresse, le temps de sa maturation jusqu'à vous. Vous imaginant l'ouvrir, la lire, réagir.
D'un autre qui vous fait confiance, parce qu'il aurait tout aussi bien pu s'écrire à lui-même...mais qu'il a envie de se dire à un autre. Et que cet autre, c'est vous.
Répondre enfin. De la même façon.
Voilà donc que mon jeune "Escort Boy et premier fan" me replonge dans les plaisirs d'une "écriture à...".
Et dans la chaleureuse pertinence de son regard sur moi, dans la douce insolence de ses questions incroyablement mûries, m'oblige à retrouver le chemin de la vigilente franchise.
Plus que jamais responsable des mots que je pose.
J'écris à... August 14 Pourquoi pas?Retour d'une petite semaine en famille à Pornic.
Comme toujours j'en reviens comme je reviendrais du passé.
Parce que c'est la ville de mes premières amours partagées.
Parce que c'est aussi la maison-symbole du divorce de mes parents.
Et que là-bas se terre, comme un vieux secret enfoui, une certaine forme de mon essentiel.
Avec, heureusement, pour me raccrocher toujours au présent, mon petit frère:
" - C'est quoi, ça?
- Ca? C'est une petite valise où j'ai mis toutes les lettres et les dessins de Laurent, mon amoureux de quand j'avais 15 ans.
- Oh la la! Y'en a beaucoup!
- Eh oui, t'as vu, hein! Et regarde, le bonhomme sur ce dessin, il a un tatouage "Fanny"! Et celui-là aussi, regarde, une boucle d'oreille "Fanny".
- Ah ouais, c'est marrant!...et pourquoi t'as gardé tout ça?
- Bah oui, c'est un peu bête, hein! Mais c'était comme un trésor, parce que j'étais amoureuse! C'est des beaux souvenirs.
(silence)
- Mais t'es pas mariée!?
- Bah non...ça arrive! Mais c'est comme ça! C'est pas grave!"
C'est vrai, quoi! (me dis-je) C'est pas grave!
Je ne suis pas allée jusqu'à rouvrir les lettres.
Telle Galilée observant l'évidence dans cette petite valise carrée, j'ai pensé: "Et pourtant j'ai été aimée!"...
Alors, en recevant aujourd'hui ce petit mail de Laurent justement, dont je n'avais pas de nouvelles depuis quelques mois, me disant qu'il venait de passer une semaine à Pornic...j'y ai vu comme un signe!
Comme la confirmation que ce qui a été est encore possible.
Qu'un autre homme, peut-être, voudra bien dans l'avenir s'arrêter au croisement.
Que, pourquoi pas...je pourrai encore être aimée.
August 02 Entre faire et être...Depuis 15 jours, ça a été à mi-temps/mi-vacances...
Un bel enchaînement entre pique-niques à la Villette, au jardin d'Eole, films en plein-air, Canauxrama, festival du court-métrage au Pixel, expo Oum kaltsoum, petites soirées entre amis...
Et me voilà finalement officiellement en vacances...au deuxième jour d'un mois qui résonne déjà la nostalgie.
La mélodie d'Aznavour dans chaque pas parisien.
L'espace et le temps de l'introspection, du plaisir des sens. La saveur de se trouver soi dans un tout.
Et puis l'envie d'aimer, toujours plus forte dans sa réminiscence, se tendant crescendo vers un rideau baissé... July 29 Try A Little Tenderness Live- Otis Redding
Des fois on cherche les mots toute une soirée...et le hasard nous mène à l'évidence d'une musique. Finalement la même que chaque été... YouTube - Try A Little Tenderness Live- Otis Redding July 24 Petit clichéC'est un Pacha dans un Harem qui continue de guetter par sa fenêtre en trompe-l'oeil le coup de foudre dans un désert...
J'ai pas trouvé la suite de l'histoire... July 12 Théâtre BluesVoilà...c'est fini.
Le noir s'est définitivement fait sur un dernier souffle de Janis Joplin et ce Salut là avait un goût d'adieu.
Même si l'on sait bien que l'on se retrouvera sans doute, sous d'autres formes théâtrales ou d'autres partages...
La pièce "12", elle, a marqué son point final.
Alors on a cherché le réconfort en prolongeant un peu les "au revoir".
Au restaurant Libanais, après la dernière, où je me suis offert en Escort Boy mon "premier fan" (c'est pas moi qui le dis!!! Mais merci Antoine pour ces mots adorables et cette charmante attention qui me consolent un peu en sortant d'un personnage aussi mal aimable qu'éprouvant!).
Et puis le lendemain, au hammam (mixte!), car après 12 représentations de sueur, on avait bien mérité l'option gommage et massage en prime.
Ensuite au restaurant Cap verdien, parce qu'on avait faim, et encore envie d'être un peu ensemble.
Et aujourd'hui, ma soudaine envie d'acheter quelques livres de théâtre me fait rencontrer "par hasard" Aude à la Fnac...
Alors quand le destin s'en mêle, je me dis que j'ai raison de croire que nous resterons liés.
En attendant, j'observe le bordel ambiant de mon petit "chez moi" en me disant que je vais maintenant avoir le temps du quotidien: de faire les courses, le ménage, les comptes...et d'attraper cette bonne crève qui me menaçait déjà depuis plusieurs jours.
Maintenant c'est bon. Je n'ai plus besoin de porter la voix. June 23 Assumons la pub!Bon...depuis 15 jours, on peut dire qu'on s'en sera faites des italiennes et des allemandes!!!
Qu'on ne s'y méprenne pas: une "italienne" est le texte répété de la façon la plus rapide et la plus neutre possible pour mieux mémoriser; une "allemande" la même chose avec les déplacements scéniques...
Je précise cela pour ceux qui ne seraient pas férus de théâtre et qui s'imagineraient qu'on se seraient vengés, pas rage ou par dépit, sur les premières touristes venues!
Répétition générale mercredi...et dès vendredi...le grand saut sur la (toute!) petite scène!
Alors, comme ça, la tête dans le guidon...je peux pas vous dire ce que ça donnera! Ce que je sais, c'est qu'on met tous du coeur et de la moelle pour essayer d'atteindre le niveau de notre exigence et trouver l'esprit collectif qui manque tant à notre chère équipe de foot...
"12"
d'après
"12 Hommes en Colère"
de Réginald Rose
Au Théâtre Pixel
du 27 juin au 10 juillet
(relâche le lundi)
18 rue Championnet - 75018 PARIS
(Métro Simplon ou Marcadet-Poissonniers)
Tarif unique: 9 Euros
Horaires: 21H30 les 27 et 28 juin, 4, 5 et 10 Juillet
19H le 29 Juin, les 1, 2, 3, 8 et 9 Juillet
14H le 6 Juillet
Informations et réservations: 01 42 54 00 92
Avertissement: pour ceux à qui Manif ferait déjà peur, le Juré 10, que j'incarne, est bien pire!!!
A déconseiller aux âmes sensibles!!! (Je vous aurai prévenus...)
June 17 Trois petites notes de bonheurCe qu'il m'aurait fallu, dans l'absolu...ç'aurait juste été quelques heures de sommeil. Ou à défaut, de relaxation au moins.
Entre le stress (habituel) du travail, mes insomnies (tout aussi habituelles), ma nouvelle implication dans cet autre projet sur Verlaine, l'angoisse de la pièce à venir, les répétitions ajoutées en dernière minute...
Mais finalement, ce qui m'a réellement fait du bien, ce soir, c'est cette autre répétition...musique!
Après ces six mois à retourner le manque chacun seul avec son instrument...le trio a fini par se retrouver dans l'évidence pourtant déraisonnable des plannings et des états de fatigue.
Ma voix pas chaude...mais le coeur en ébullition et la sensualité ouverte au micro, je me suis cassé les cordes de bonheur.
Salvateur! June 08 Sous les planchesBon...qu'on se le dise...vous allez me lire un peu moins souvent ces prochains temps...
Et pendant ce temps que seul le calendrier théâtral suspendra...il va bien falloir que je me dépatouille avec l'idée que les choses sont ce qu'elles sont et que je me débarrasse de cette rage d'impuissance à trop bien savoir qu'elles pourraient être si différentes.
Appliquer le positivisme de ma chère maman à la lettre du présent. Me dire qu'il est déjà miraculeux qu'on ait pu trouver quelques créneaux de répétitions supplémentaires en guise d'air-bag avant la date fatidique du...27 Juin?!?!?!?
Relativiser en affirmant que ne pas être "prêt", au théâtre, c'est normal...
Reste que je ne peux me défaire de ces quelques doutes sur la méthode de travail, peu rassurante pour nous autres, angoissés naturels des planches...et que j'ai un peu de mal à encaisser le "Cherche pas... T'as tort" comme seule réponse à nos objections et appréhensions...
Juste un peu frustrant de devoir finalement agir au théâtre comme au travail. Mais c'est là que je me dis qu'il y a quelque chose qui doit vraiment déconner chez moi. Quelque chose qui doit émaner si fort de ma personne, malgré moi... Qui fait que quand j'exprime une idée dans l'espoir de construire ensemble, l'autre n'y voit qu'une opposition contre laquelle il doit se défendre.
Que, oui, décidément, je dois paraître bien sûre de moi quand je ne fais qu'exposer mes angoisses. Bien déterminée à offrir mes doutes. Bien solide à crier ma solitude. Bien blindée dans mon désir d'ouverture.
Putain d'image de "femme forte"...qui n'en finit pas de m'affaiblir!
June 02 DéballageIl y a des fois comme ça
Où la scène n'est pas assez grande pour y fondre toute entière mes colères et mes souffrances.
Des fois où du plomb de moi vers l'or d'un rôle, l'alchimie ne se fait pas.
Où mon garde-fou de théâtre lâche et relâche ses liens vers ma vie, y perdant ses limites.
Des fois comme ça
Où j'enverrais bien valser sur des airs de Radiohead et de Noir Désir...ma collègue, ma grand-mère, mes patrons, les jaloux hystériques, les salops sans scrupules, les conseillers en bon schéma de vie, les sournois hypocrites...
Dans la vie, oui! Dans la vie.
Des fois comme ça
Où je me demande jusqu'où je dois remonter dans ma mémoire pour retrouver cette enfant qui riait quand elle était heureuse, qui pleurait quand elle avait mal, qui criait quand elle avait peur.
Qui n'avait pas besoin d'autre espace que sa vie pour y déposer, bien cadrés, ses sentiments.
Il eût fallu...
Mais ce qu'il eût fallu est encore du passé.
Alors il faudra
Que j'apprenne, comme un premier pas, à donner mes larmes, de peine et de joie.
A dire, comme un premier mot: "J'ai besoin de toi."
Au moment dit.
Dans la vie. |
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